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Le jean – ce symbole de la mondialisation – peut-il être éthique ? 

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Vêtement mythique, le jean est un must-have dans les vestiaires masculins et les dressings féminins dignes de ce nom, on le croise dans la rue, les catwalks, mais aussi dans le monde très sélect de la haute couture. Chaque année, il s’en vend 2 milliards dont près de 100 millions en France. Vêtement incontournable, il a su traverser les époques et les générations sans prendre une ride. De ses origines au XVI° siècle, le jean s’est néanmoins transformé pour être au fil des collections, tendance. Mais voilà, si le jean est un produit de consommation courant et ancré dans notre culture, il n’en reste pas moins le symbole d’une pollution à l’échelle mondiale

Le jean éco-friendly, une alternative pour une consommation responsable

Inutile de parcourir des kilomètres pour offrir ou acheter un jean éthique. Et pour cause, il en existe des « MADE IN FRANCE », en Normandie notamment. Qu’il soit alors fabriqué à partir d’anciens jeans collectés par une association locale, entièrement fabriqués à partir de tissus denim provenant d’Italie ou encore issu de la filière biologique et composé à 40 % de coton bio, Monsieur Falzar propose alors une large gamme de jean à l'impact réduit au minimum et dont les conditions de production sont équitables. Si en temps normal, la fabrication d’un seul jean classique équivaut à laisser un tuyau d’arrosage ouvert pendant 1h45 (soit 6 000 litres d’eau qui s’écoulent) et à rouler avec sa voiture pendant 125.5 kilomètres, ses jeans minimisent leurs empreintes écologiques en ne nécessitant notamment que 12 litres d’eau par jean. Alors, pour offrir ou pour se faire plaisir, rien de tel que de se tourner vers une alternative éco-responsable.

Le jean classique, des échanges nombreux à l’échelle planétaire 

Des ateliers de conception et de design situés au nord du globe, aux États-Unis par exemple, la fabrication classique d’un jean ne demande pas moins de 65 000 kilomètres de va-et-vient au minimum soit près de 25 fois la distance Paris/Moscou ou le sixième de la distance Terre/Lune ! Le coton nécessaire à sa fabrication est récolté à la main au Bénin ou encore au Burkina Faso notamment. La culture du coton est une culture très gourmande en eau, mais aussi en pesticides. Pour être transformé en fil de coton, ce coton sera ensuite acheminé au Pakistan, en Corée du Sud ou encore en Italie avant d’être tissé et teint au sein d’une manufacture en Allemagne. Teinture qui requiert là encore de nombreux produits chimiques nocifs comme le sont le plomb, le bromure ou encore le mercure. Puis, la toile sera coupée, assemblée et cousue en Tunisie avant d’être délavée par exemple en Turquie. Quant à la fermeture éclair, aux boutons et aux rivets en laiton, ils sont fabriqués et disposés sur le jean en Chine. Bien entendu, les matières premières permettant de fabriquer ces éléments en laiton proviennent de carrières situées en Australie. Le jean ainsi fini sera stocké dans un entrepôt en France avant d’être distribué en magasin. Victime de la mondialisation, le jean n’en reste pas moins un vêtement aux conséquences humaines et environnementales importantes. Entre le transport qui émet des gaz à effet de serre, l’utilisation de produits toxiques autorisés dans certains pays, le sablage pour vieillir le jean qui a des effets néfastes sur la santé humaine en provoquant la silicose notamment, le jean classique est mortel dans tous les sens du terme

Pour trouver un jean respectueux de l’environnement, il existe des alternatives. Les adeptes du neuf peuvent se tourner vers les marques éco-responsables, les addicts de seconde main vers les friperies et autres vide-greniers par exemple. Au final derrière chaque produit de la vie courante se cache un produit similaire éco-friendly qui soutient les pratiques éco-responsables. Il est alors à portée de tout à chacun de ne plus hésiter pour devenir dès à présent un consommateur citoyen. D’ailleurs, les alternatives respectueuses de l’Homme et de Dame nature sont parfois très gourmandes à l’image de la paille comestible pour en finir avec la paille jetable …

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