Take a fresh look at your lifestyle.

Mutuelle : les complémentaires santé et les présidentielles

0

Les prochaines élections présidentielles risquent d’amener sur la table des débats la question de la mutuelle, ce qui n’était pas le cas en 2007, ni en 2012. Dans cette optique, les organismes d’assurance santé complémentaire vont pouvoir peser sur les discours politiques. Des premières tendances ont déjà été dégagées par la Fédération Nationale de la Mutualité française (FNMF).

Les propositions de la droite concernant la mutuelle

Une mutuelle complémentaire est ajustée en fonction des profils, de l’âge, de la situation familiale et professionnelle. La MAAF, par exemple, propose des contrats personnalisés qui correspondent à différentes catégories parmi les actifs et non-actifs français.

La victoire surprise de François Fillon lors des primaires de la droite et du centre en novembre 2016 a mis en lumière le programme électoral de ce dernier. La question des réductions des dépenses de l’Etat et de la dette publique a notamment attiré l’attention, en particulier à propos de l’Assurance Maladie.

En voulant faire réaliser 20 milliards d’euros d’économies par la Sécurité Sociale, le candidat de droite propose de limiter les dépenses de cette dernière aux pathologies graves et de longue durée. Ce qui porterait le remboursement des autres dépenses liées à la santé entre les mains des organismes d’assurance complémentaire.

Ces modifications engendreraient une véritable économie étatique, mais une augmentation du poids de la santé dans le budget des ménages, dont vous pouvez retrouver une explication en visitant ce lien. Par ailleurs, une autre proposition de la droite consisterait à supprimer le tiers payant généralisé, ce qui obligerait les Français à directement avancer 2,7 milliards d’euros au moment des consultations (soit 41 euros annuellement par personne, 165 euros pour un couple avec deux enfants).

Et à gauche de l’échiquier politique ?

Le programme de Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement La France Insoumise, contient également des propositions liées aux complémentaires santé, et plus globalement au système français.

En voulant supprimer la mutuelle complémentaire de ce système, le candidat d’extrême gauche propose une prise en charge intégrale des soins des ménages français. Cette décision provoquerait une augmentation de la dette publique à hauteur de 40 milliards d’euros. Cependant, cette somme ne pèserait plus directement sur le budget des foyers, qui réaliseraient alors une économie de 638 euros par an et par personne (2 553 euros pour un couple avec deux enfants).

La FNMF a véritablement l’intention de peser sur le débat politique (cliquez ici pour plus d’informations), c’est pour cette raison qu’elle s’est également employée à décrypter le programme du candidat de gauche. Selon elle, si les dépenses liées aux soins ne pèseraient plus de manière directe sur les ménages, elles ressurgiraient sur le plan fiscal. Pour compenser, il faudrait par exemple élever de 45% le taux de CSG.

Une autre ambition du candidat est de mettre fin aux dépassements d’honoraires, qui permettrait aux français d’économiser 2,8 milliards d’euros, soit 43 euros par personne annuellement (171 euros pour un couple avec deux enfants). Cette réalité aurait pour conséquence de diminuer de 14% les revenus des médecins, et jusqu’à 40% pour certains spécialistes.

La mutuelle n’est donc pas la seule question soulevée par les programmes électoraux des candidats aux présidentielles de 2017. Cependant, en mettant en avant ces données chiffrées, la FNMF entend rendre accessible aux électeurs cet élément de débat. C’est pourquoi elle a déjà prévu d’apporter des éléments d’explication et de mise en lumière des programmes de chacun des futurs candidats.

Les candidats pourront donc probablement compter sur le vote des tranches de la population qui auront été séduites par leur proposition concernant la mutuelle et les complémentaires santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.