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La réhabilitation psycho-sociale en 2017

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Ce terme regroupe différents type de soins et de prises en charge groupales visant à restaurer l’autonomie des patients et à renforcer leur capacité de participation active. Il s’agit en fait de considérer les capacités préservées alors qu’on avait jusque là tendance à cibler plutôt les déficits. La réhabilitation met l’accent sur l’intégrité et les forces de l’individu plutôt que sur sa maladie et propose une approche globale incluant la réadaptation au travail, le logement, les loisirs sociaux, l’éducation et l’adaptation personnelle.

On parlera par exemple de psychoéducation (groupes d’information sur la maladie, information et soutien aux familles, équilibre alimentaire…), d’entraînement aux habiletés sociales (affirmation de soi, entraînement à la conversation, résolution de problèmes interpersonnels…) ou de remédiation cognitive.

Les objectifs visés sont multiples :

– Réduction des symptômes,
– Connaissance de la pathologie,
– Prévention des rechutes,
– Amélioration des compétences sociales,
– Amélioration des fonctions cognitives,
– Soutien des familles et/ou de l’entourage proche,
– Participation active des patients, considérés comme des usagers des soins.

Même si le concept de réhabilitation est désormais reconnu, son utilisation reste encore très marginale dans de nombreux services de psychiatrie. Pour beaucoup de patients la prise en charge se limite encore à la gestion de la crise, d’autant que les moyens en personnel et en budget sont souvent très limités.

La notion de handicap psychique

La loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, affirme pour la première fois la notion de handicap psychique : » Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant « .

Cette notion de handicap psychique n’est pas neutre. Elle introduit un changement de perspective en obligeant à considérer les malades psychiatriques comme devant bénéficier des mêmes droits que les personnes souffrant de handicap physique. Cette notion est un pas important dans la longue marche qui fait peu à peu sortir les malades psychiatriques du statut d’aliéné qui, s’il n’existe plus depuis longtemps dans la loi, persiste encore dans l’imaginaire collectif.

Les malades mentaux sont évoqués comme des citoyens. Il devient même possible d’imaginer qu’ils puissent se regrouper en associations.

Deux dispositifs novateurs découlent en effet de la loi du 11 février 2005 :

a) Les Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM)

Les GEM proposent des lieux d’accueil, hors du milieu médical, des activités culturelles et de loisirs, un soutien dans les actes de la vie quotidienne… Une particularité notable : ces groupements d’usagers doivent faire l’objet d’un parrainage par d’autres associations.

b) Les Maisons des Usagers

Ces lieux, gérés par les hôpitaux mais ouvrant des temps de permanence aux associations, permettent en premier lieu d’obtenir une information sur la maladie et les soins mais aussi de renforcer les liens avec le milieu associatif à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital.

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